shepard22 Le roi du spoiler


 Nombre de messages: 8773 Age: 27 Localisation: sur l'île avec les rescapés Date d'inscription: 25/01/2008
 | Sujet: 10 raisons de regarder la saison 5 de LOST. Ven 24 Juil - 13:23 | |
| ATTENTION!!!!!!!SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE VU LA SAISON 5, ABSTENEZ-VOUS ABSOLUMENT DE LIRE CE QUI SUIT.... CONTIENT EGALEMENT DE TRES LEGERS SPOILERS SUR LA SAISON 6 ET QUELQUES THEORIES!!| Spoiler: | | | Vous attendez des réponses aux mystères de l'île? En voici, à la pelle, dans une cinquième saison époustouflante de maîtrise, à suivre on l'espère cet été sur TF1.Décryptage en compagnie des auteurs Damon Lindelof et Carlton Cuse, et des comédiens Michael Emerson (Ben Linus) et Matthew Fox (Jack Shepard)
Flashes before your eyes.Des flashs, plein les yeux.C'est ce que promettait le joli titre de l'un des épisodes de la saison 3 de Lost.Un épisode mettant en scène Desmond, l'Ecossais romantique qui, à l'époque, était le seul personnage de la série à voyager dans le temps, dans un brouillage des repères narratifs qui garantissait au show quelques-uns de ses moments les plus jouissifs. Des flashs?Pleins les yeux?C'est exactement ce que nous a offert cette cinquième saison de Lost-un peu comme si notre ami Desmond avait été intronisé scénariste en chef de la série.Back ou Forward, le sens de la marche importe finalement assez peu.Ce qui compte,, c'est l'intensite à laquelle Lost nous a fait voyager.Bouche-bée, les yeux écarquillés et la tête à l'envers, c'est ainsi que l'on a fini de regarder cette nouvelle livraison, époustouflante.La meilleure?Peut-être bien.C'est du moins ce qu'affirment les fans du monde entier, et ce qui nous incite à penser que ces seize épisodes d'une rare constance dans la qualité, un parcours presque sans faute (sauf quand les copains de Rousseau s'échinaient à parler français).La série nous avait habitués aux montagnes russes (elle montait souvent très haut, redescendait parfois très bas), elle a pris ici la forme d'un train lancé à grande vitesse, fonçant comme une flèche sur sa résolution.Devenues habituelles, cette virtuosité et cette vélocité n'ont pas empêché Lost d'enrichir sa palette de teintes inédites.Sentant la fin aprrocher, la série aux mille références semble désormais comptempler son propre mythe avec nostalgie, quitte à rejouer, en les pervertissant, certaines de ses scènes fondatrices.Et à effectuer des boucles mélancoliques sur elle-même. En attendant de connaître le fin mot de l'histoire, dans moins d'un an maintenant, nous avons demandé à quatre éminents représentants du show (deux auteurs et deux acteurs) de commenter avec nous dix raisons, parmi d'autres de ne pas rater l'avant-dernière étape du récit le plus vertigineux des années 2000.
1-Un immense puzzle temporel
Les paradoxes temporels de cette nouvelle saison.Au point de faire chavirer toute l'ile, et la raison du spectateur, avec le voyage temporel, ce topic éculé de la SF, Cuse et Lindelof ont réussi à s'en emparer avec un regard neuf, une énergie folle et quelques règles bien définies, dont celle-ci, énoncée très tôt par le scientifique en chef Daniel faraday : "Whathever happened happened" - "ce qui s'est passé, on ne peut le changer". La saison 5 est donc cet immense puzzle dont les pièces seraient des seraient des lombeaux de temps.Ludique, cette mosaïque est également idéale pour redistribuer les enjeux narratifs de la série, comme l'analyse Damon Lindelof : "Ces sauts dans le temps sont de outils de science-fiction amusants, mais ils créent aussi une véritable rupture entre le groupe de Sawyer, resté sur l'île et qui va se sentir à l'aise dans cette temporalité déconstruite, et le groupe de Jack, attaché à un retour à l'ordre des choses."Pour Matthew Fox, ce dérèglement temporel n'allait pas sans risque : "C'était audacieux de bousculer à ce point la chronologie.Mas Damon et Carlton estimaient que c'était la chose à faire.Je crois qu'on peut dire que ça a payé.D'après ce qu'on m'en dit en tout cas, car pour êtree honnête, je ne regarde pas la série..."Nous si, et on confirme, ça a payé.
2-Sawyer en mode hippie
Ressortez vos chemises à fleurs et vos pattes d'éph.La saison 5 de Lost plonge joyeusement dans les années 70.Après avoir bondi d'une époque à l'autre le temps d'une poignée d'épisodes, une partie des disparus va atterir en 1977, car l'évènement clef de la série, celui qui entrainera l'accident du vol Oceanic, prend sa source cette année-là."explique damon Lindelof. En 1977, on conduit déjà les fameux van bleus de l'Initiative Dharma, et il plane sur son coquet village un air d'idéalisme vaguement baba-mais attention aux apparences...Du coup, on comprend un peu mieux d'où vient le fameux "namaste".pas étonnant que ce soient les chevelus Sawyer et Hurley qui s'y sentent le mieux, quand le très coincé jack peine à y faire sa place.colliers de fleurs, musique vintage, manque à ce petit décor rétro une bonne dose de libertinage...
3-John Locke/Ben Linus : match au sommet
Depuis que le fameux méchant ben Linus est apparu dans la série, on ne regarde plus Lost de la même façon.Les scénaristes n'écrivent, eux, plus Lost de la même façon, comme nous le confiait JJ.Abrams dans notre dernier numéro : "C'est en voyant les miracles accomplis par Michael Emerson que nous avons décider de faire de Ben l'un des rouages les plus importants de la série.3 Et des miracles, Emerson n'en accomplit jamais autant que lorsqu'il à face à lui un adversaire à sa (dé)mesure.John Locke par exemple.Leurs affrontements procurent à Lost 5 quelques-uns de ses numéros d'acteurs les plus mémorables. 3J'aime notre confrontation pour des raisons pratiquent et fonctionnelles, confie Emerson sans sans bouder son plaisir.Ben et Locke sont au coeur du récit et mènent une bataille de pouvoir et de foi.J'aime aussi jouer avec Terry O'Quinn.Nous sommes de la même génération et nous avons les mêmes méthodes de travail.Quand nous avons des scènes en commun, les choses vont vite, bien, et souvent dans une excellente humeur.Aucun d'entre nous ne se prend au sérieux et pourtant, nos scènes sont d'un sérieux rare!" Cette année pourtant, si Ben et Locke continuent de tenir un rôle central, leurs positions semblent sur le point de d"éfinitivement s'inverser.. "En effet"reconnait Carlton Cuse."Jusqu'ici , on était certains que ben avait les réponses à toutes les questions que l'on se posait.Maintenant, il semble que ce soit Locke qui posséde la clef du mystère..."
4- Les Autres : révélations en cascade
D'abord, les grands méchants de l'île, puis une bande d'illuminés dirigés par ben Linus, Les Autes sont passés du statut d'ombres menaçantes à celui de peuplade errante dans la jungle, mystérieux nomades dont on ne sait au fond pas grand chose. Avec cdette cinquième saison, on va apprendre à mieux les connaître, passer du temps avec eux, par la grâce de bonds dans le passé qui vont révéler la présence dans leurs rangs de certains des personnages clefs de l'intrigue. "Les Autres ont toujours été imprtants"Explique Carlton Cuse. "Les fans veulent absolument comprendre qui sont ces gens, ce qu'ils fony sur l'île, qui est jacob?D'ici la fin de la série, nous répondrons à ces questions...' En attendant d'avoir toutes les réponses et de vraiment comprendre leurs origines et leur but, on peut vous promettre une rencontre de taille dans certte cinquième saison : Jacob, le mystérieux leader des Autres, le demi-dieu qui semble les gouverner, va ernfin sortir de l'ombre. Et ça, c'est une bonne nouvelle...
5- Le retour de la statue
L'an passé on était allés demander à naveen Andrews, alias Sayid Jarrah, ce qui le tracassait le plus dans Lost : "ce pied géant...", nous avait-il répondu. Ca tombe bien, nous aussi, ce pied de statue à quatre orteils nous trottait dans la tête, depuis son unique apparition, à la fin de la saison 2. Les scénaristes ne nous avaient-ils pas servi un indice sans signification, histoire de regonfler une saison ratée? "qu'est-ce qu'il y a au-dessus de ces orteils?" s'interrogeait-on avec Naveen Andrews. Après 3 ans d'attente, cette cinquième saison nous offre un bon coup d'oeil sur "plus qu'un simple pied, la statue elle-même, et à deux reprises.", promet Damon Lindelof. Sa première apparition, qui intervient dès les premiers épisodes de la saison, est à la hauteur de nos attentes. Un pur soulagement, comme il risque d'y en avoir une foule d'ici la fin de la série.Maintenant que l'on sait à quoi elle ressemble - on ne vous le dira pas ici allez voir par vous-mêmes- reste à comprendre la signification de cette oeuvre collossale. Réponse, soyons-en sûrs, quelque part au cours de la saison 6.
6- Plongée au coeur de la Dharma Initiative
On n'est pas certains d'avoir tout compris au pourquoi du comment des expériences de l'initiative Dharma, mais on trouve ça plutôt sympa. S'il n'y avait dans cette bande de scientifiques deux ou trois pychopathes bien décidés à ouvrir la boîte de Pandore qui semble dormir dans le coeur de l'île, on s'inscrirait sans hésiter. Ambiance Club Med, répartition des tâches, confort à tous les étages avec promesse de soleil une bonne partie de l'année, on aime surtout l'intiative Dharma pour son fort potentiel marketing : les vans Volswagen, les sigles maisons - qui font un malheur sur les T-shirts vendus dans notre monde - et surtout, grande nouveauté de cette 5ème saison, la combinaison (aussi en vente sur abc.com). Premier concerné, Matthew Fox, alias Jack Shepard, qui passe le gros de son temps dans cette combi intégrale assez peu seyante... "Si on est à l'aise dans une combinaison Dharma? Oui très (rires) s'amuse-t-il. C'est très comfortable, super facile à porter.Mais, blague à part, vous avez raison, je passe la quasi-totalité de la saison dans une de ces combinaisons, et pour un acteurs, les costumes sont essentiels. C'est ce qui vous aide à devenir le personnage dans la seconde. Jack est arrivé à une nouvelle étape de son parcours, il est sur la voie de la rédemption. Le retour sur l'île était un passage nécessaire pour lui. Il est donc exactement là où il est supposé être : face à son destin... dans un costume de l'initiative Dharma!". A écouter Fox, on se demanderait presque si l'initiative ne serait pas une sorte de camp de vacances pour illuminés ou mauvais garçons, et la combinaison une soutane de pénitent... Ca ne nous empêchera pas de nous engager, pou peu qu'on s'en tienne aux ballades en van et à l'esprit post-soixanthuitard.
7- Les ombres de Steven Spielberg et George Lucas
Au coeur des ténèbres, Battle Royale, les romans de philip K.Dick... Lost n'a jamais fait mystère qu'elle s'abreuvait à de nombreuses sources. Cette année, il y a moins de références à Dickens que d'habitude, mais les ombres de deux maîtres à penser geeks viennent planer sur la série, celles de George Lucas et Steven Spielberg . Si on pense au premier, c'est parce qu'une partie de l'action se déroule en 1977 - l'année de la sortie de Star wars - un détail qui n'échappe pas à Hurley... Qyant à Spielberg, c'est juste que, l'espace d'un instant, lors d'une confrontation d'anthologie avec le Smoke Monster (épisode 12), on se croirait revenus au temps des Aventuriers de l'Arche Perdue..." Ces deux films sont bien entendu des influences majeures pour nous, admis Carlton Cuse. Nous parlons de Star Wars quasi quotidiennement et j'ai personnellement eu la chance de travailler sur Indiana Jones et la dernière croisade. En général, nous sommes fans des films d'action et d'aventure, donc autant dire de ces deux oeuvres-là..."
8- Toujours plus de nouvelles têtes...
Tous les ans, Lost accueille de nouveaux visages, ou décide de mettre en avant des personnages trop longtemps restés dans l'ombre. Cette saison, nos chouchous s'appellent Richard Alpert (l'homme qui ne vieillit jamais), le Docteur Chau (le scientifique des spots Dharma) et Eloise hawking (la vieille dame qui ressemble à Line Renaud). Miles et Faraday ont quant à eux droit à des flashbacks en bonne et due forme, qu'une saison 4 menée à toute blinde n'avait pas pu leur accorder. Et nous offrent une confirmation au passage : Lost est bien le plus démocratique des "ensemble shows". Au point de ne pas ménager le beau Jack Shepard, ex-"héros" dont le temps de présence à l'antenne se réduit comme peau de chagrin. "Ca ne me dérange pas du tout de ne pas être forcément au coeur du récit", explique Matthew Fox.3Je ne me suis jamais vu comme le héros de la série, d'abord parce que c'est un ensemble show depuis l'origine, ensuite parce que l'une des ambitions de Lost a toujours été de redéfinir la notion même d'héroïsme. Les autres rescapés ont désigné Jack Shepard comme leur leader, mais lui est un type brisé, aux tendances suicidaires. Il va peu à peu s'ouvrir à la rédemption." Carlton Cuse précise cependant que la derrnière saison se concentrera sur les "historiques" de l'île, tout simplement "parce que les fans on envie qu'on leur laisse suffisamment de temps pour boucler leurs histoires personnelles."
9- La renaissance d'Hurley
De toutes les grandes séries modernes, Lost est celle qui a le mieux compris gigogne n'avançait jamais aussi bien que lorsque les scénaristes dialoguaient "en direct" avec leur public. Les auteurs se sont ainsis toujours amusés à placer dans la bouche des personnages des questions que nous, spectateurs, nous posons nous-mêmes. Cette année, une mission spéciale revient à Hurley, qui s'interroge à voix haute sur les paradoxes temporels en faisant appel au véritable bréviaire de toute personne qui s'est un peu sérieusement penchée sur la question. Euh... Einstein? Stephen Hawking? Non : Retour Vers le Futur bien sûr. Depuis qu'on l'avait vu déambulé avec une araignée au plafond dans la saison 4, on avait peur que Hurley perde son tempérament de "dude", à la cool. Nous voilà rassurés, et Matthew Fox en serait presque jaloux. "J'aurai bien aimé jouer Hurley", lâche-t-i avec un petit sourire en coin- le sourire qu'on a quand on imagine Jack Shepard en T-shirt King size et coiffé d'une longue chevelure bouclée. "Il trouve de l'humour dans chaque situation. Jack est toujours torturé, concentré sur la mission qu'il s'est fixé. J'aurais bien aimé faire preuve d'un peu d'humour de temps en temps moi aussi..."
10- Le temps des théories
Voilà 5 ans qu'on se retenait de jouer aux devins, qu'on se disait que persdonne ne pouvait savoir comment tout ça allait finir, qu'on préférait savourer sans faire de plan sur la comète. Avec cette 5ème saison, l'heure des paris est enfin arrivée. A Générique(S) on vote pour une "théorie des miroirs" ou "théorie du cercle infernal" partagée par de plus en plus de fans. Expliquons-nous. Cette 5ème saison voit le retour des flashbacks, la prédominante d'éléments clefs de la saison 2. Plus troublant encore, une scène de torture impliquant Sayid, quasi copier-coller de celle de la saison 2. A bien y réfléchir, on se dit que la saisons 3 et 4 se ressemblent, se complètent, avec le départ et le retour su l'île, les flashforwards, etc. "C'est une analyse très juste, il y a en effet quelque chose de cyclique dans Lost, qui se confirmera dans la saison 6." C'est Carlton Cuse en personne qui le dit. Du coup, risquons ceci : à la fin de Lost, Jack se réveillera sur une plage près d'un avion crashé. Et tout sera à refaire? |
Source : Générique(S) n°23 juillet/ août 2009_________________  |
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